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Dimanche 3 juin 2007

Entre deux articles sérieux,  voici ce qui est également essentiel

 

BONNE FETE A TOUTES LES MAMANS

 

Par François - Publié dans : Un monde ailleurs
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Jeudi 31 mai 2007

La Russie, le Turkmenistan et le Kasakhstan ont signé un accord pour construire un nouveau pipeline de gaz facilitant l'approvisionnement en gaz de l'Europe. Pour la France, dont la part de l'approvisionnement en gaz provenant de Russie est d'environ 50%, ce projet est important.

Le pipeline à construire permettra de faire transiter du gaz du Turkmenistan vers la Turquie au travers de la mer Caspienne. Elle offre une capacité supplémentaire à celle du pipeline acheminant le gaz au travers de la Russie et l'Ukraine pour l'exploitation d'une des plus grandes réserves de gaz du monde, celle du Turkmenistan.

Ce nouveau pipeline est une capacité d'acheminer du gaz sans passer directement par la Russie et la prédominance de Gazprom, l'entreprise Russe de Gaz. C'est également une manière de limiter les éventuels blocages politiques de fourniture de gaz, comme cela a été le cas lors de conflits d'intérêts entre l'Ukraine et la Russie au 1 janvier 2006.

Cet accord renforce également la place de la Turquie traversée par ce Pipeline. Un bon sujet à prendre en compte dans le cadre des coopérations entre la communauté européenne et la Turquie, sans évoquer bien sûr la démarche d'adhésion de la Turquie à la CEE.

 

Par François - Publié dans : Actualités Internationnales
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Dimanche 27 mai 2007

Christine Ockrent ou Béatrice Schönberg ne pourraient plus exercer leur profession en raison de l'activité publique de leur conjoint ? Et cette impossibilité serait-elle plus affirmée pour une présentatrice d'un 20H que d'une animatrice d'une émission politique à la diffusion tardive ?

 

Pour justifier tout cela, la sacro-saint indépendance des journalistes est mise en avant.

 

Mais de qui se moque-t-on ?

 

Les journalistes côtoient les femmes et hommes politiques, déjeunent avec, discutent, se téléphonent. Pour tout cela , aucun journaliste n'est accusé de manquement à la déontologie du journalisme. Les journalistes sont influencés. Pour autant, on ne remet pas en cause leur indépendance mais on leur demande d’être intègre. Bien sûr, si des journalistes expriment ouvertement et publiquement leur soutien politique, la question peut se poser comme cela fut le cas pour Alain Duhamel qui se déclara en faveur de François Bayrou  dans le cadre de la campagne présidentielle.

 

Soit le ou la journaliste est intègre dans l'exercice de son métier et n'affiche pas de manière direct ou indirecte son opinion politique et il n'y a pas lieu de priver cette personne de l'exercer ; soit un écart dans l'exercice de son métier est constaté et une sanction doit être prise. Quant au fait de l’impossibilité de recevoir son conjoint dans son journal ou sur un plateau, cette situation peut en effet poser problème car il est difficile de faire abstraction de ses sentiments les plus profonds. Sa résolution est simple. Il suffit que le ou la journaliste cède sa place temporairement pour cette émission ou cette édition du journal. Cela me semble compréhensible par tous les téléspectateurs.

 

Le débat sur ce sujet est d’autant plus hypocrite qu’il vise uniquement les conjoints de ministres. Ainsi, Marie Drucker, présentatrice du journal de France 3, n’est pas concernée car elle partage sa vie avec un homme politique qui n’est pas ministre. Franchement, cette distinction est ridicule. Soit il y a problème pour tous les couples « politique-journalisme » (mais est-ce applicable ?), soit on juge sur des faits sur l’exercice du journaliste.

 

Christine Ockrent dénonce un procès fait aux femmes. Elle a peut-être raison. Que ferait-on pour un conjoint d’une ministre dont la profession est le journalisme ? Mais C Ockrent met surtout le doigt sur l’éternel sujet de la parité en politique. Si il y avait plus de femmes aux hautes responsabilités de la politique, les probabilités de se poser les même questions pour un homme seraient plus fortes. 

 

 

 

 

 

Par François - Publié dans : Actualités nationales
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Vendredi 25 mai 2007

Les élections législatives de juin 2007 est l’occasion d’évaluer un nouvel exercice périlleux de la démocratie vis à vis du niveau de cumul des mandats. Des règles existent. Elles ont été fixées par la loi du 5 Avril 2000 et s’appliquent aux parlementaires : 

-         Un député ou un sénateur ne peut cumuler son mandat parlementaire avec un autre mandat parlementaire (député européen par exemple)

-         Un député ou un sénateur peut cependant détenir au plus un mandat local (conseiller général, conseiller régional, conseiller d’une commune ou maire).

Pour les ministres, Lionel Jospin avait instauré une règle orale interdisant à un ministre d'exercer un mandat de présidence locale (maire, conseil général, conseil régional). Cette règle avait été réaffirmée par les gouvernements Raffarin et De Villepin, et appliquée partiellement. Mais Nicolas Sarkozy (cumulard expérimenté puisqu’il était à la fois président du conseil général des Hauts de Seine, ministre de l’intérieur et président de l’UMP et candidat à l’élection présidentielle) a décidé de ne pas suivre ses prédécesseurs. C’est un signe de rupture ! mais on s’en serait bien passé.

Onze ministres se présentent à la députation. Cinq de ces ministres sont maires et n’envisagent pas de quitter leur mairie. Même le Premier Ministre se présente à la députation, alors qu’il n’exercera pas son mandat si il est élu.

 

Au niveau de notre département, nos élus de droite ne sont pas moins « cumulards ». Patrick Devedjian, qui n’a pas décroché un portefeuille ministériel, devrait se consoler en étant réélu dans la 13 ieme circonscription des Hauts de Seine, succéder à Nicolas Sarkozy  au conseil général du même département, et diriger le secrétariat général de l’UMP. Sûr qu’il saura tout faire !

Au niveau de notre circonscription, le cumul des mandat est une pratique courante pour le député-maire A Santini. Mais pour cette élection, il a décidé d’innover. Il se dit que en cas de victoire d’A. Santini, celui ci serait promu ministre et laisserait sa place à son suppléant Frédéric Lefebvre ancien collaborateur de N. Sarkozy au ministère de l’intérieur. Ca sent le parachutage pour une succession en douceur et la récupération d’une circonscription UDF par l’UMP.

Donc, cher électeur, chère électrice, ne vous trompez pas : Si vous votez A. Santini, vous avez son suppléant F. Lefebvre.

 

Que ce soit au niveau national ou au niveau local, le non cumul des mandats et la clarté dans la présentation des candidatures n’est pas à l’ordre du jour du programme de rupture de Nicolas Sarkozy. Il serait pourtant nécessaire pour la démocratie que la convergence des pratiques vers un mandat unique des députés soit soutenue. La France en est loin. 85 % des 577 députés sortant exercent un autre mandat.

 

 

 

 

Ségolène Royal, fidèle aux idées qu’elle a soutenues au cours de sa campagne, ne se présente pas à la députation au bénéfice de son mandat local. Chapeau !

 

Par François - Publié dans : Actualités nationales
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Mercredi 23 mai 2007

Retour sur la journée de solidarité

 

 Le lundi de Pentecôte se profile à l'horizon et pour un certain nombre d'entre vous, ce lundi est synonyme de journée de travail au titre de la solidarité. Mais à propos, à quoi sert cette journée ?

 

Rappel de la journée de solidarité

La journée de solidarité, créée par la loi du 30 juin 2004, sous le gouvernement de JP Raffarin, est destinée à financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées.

 

Elle consiste : 

  •   - pour les salariés, en une journée de travail supplémentaire d'une durée de 7 heures ;
  •   - pour les employeurs, elle se traduit par une contribution nouvelle mise à leur charge.

Cette contribution de 0,3 % est calculée sur la même assiette que les cotisations patronales d'assurance maladie affectées au financement des régimes de base de l'assurance maladie. Cette contribution est versée à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

 

Qui fixe la date de cette journée ?

La date de la journée de solidarité est en principe fixée par accord collectif conclu entre les partenaires sociaux (accord de branche ou convention ou accord d'entreprise, ou d'établissement). Cet accord peut prévoir :
  - soit le travail d'un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai ;
  - soit le travail d'un jour de réduction du temps de travail ;
  - soit toute autre modalité permettant le travail d'un jour précédemment non travaillé en application des dispositions conventionnelles ou des modalités d'organisation du travail dans l'entreprise.

En l'absence d'accord, la journée doit être exercée le lundi de pentecôte. Mais cette date a provoqué de nombreuses protestations, non sans raison compte tenu des nombreuses manifestations organisées depuis longtemps à cette date. L'exercice de la journée dans le cadre d'un accord de  branche ou d?entreprise est une bonne application de la mesure.

 

 

 Effet de la journée de solidarité

Mais quelles ont été les actions entreprises à l'aide du financement de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) ? A quoi sert cette journée pour la collectivité ?

 

Ce sont des questions légitimes que l'on peut se poser.

Il était prévue que cette mesure rapporte 800 millions d'euros par an pour

  • - prioritairement, améliorer la vie à domicile en permettant aux personnes âgées de vivre chez elles le plus longtemps possible (à 85 ans, 90 % des personnes vivent à domicile) ; 
  • - moderniser les maisons de retraite et assurer leur médicalisation en créant de nombreux emplois médicaux et paramédicaux : l'équivalent de 60 maisons de retraite a été médicalisé en 2004, cet objectif passe à 100 maisons de retraite pour 2005, soit une par département en moyenne ; 
  • - améliorer la prise en charge sanitaire des personnes âgées.
  • - créer un véritable droit à compensation du handicap pour prendre en charge de façon personnalisée des surcoûts de toutes natures liés au handicap ; 
  • - renforcer l'intégration dans la cité, en développant l'accompagnement et la personnalisation des aides pour généraliser et rendre effectif l'accès à l'école, à l'université, aux transports, aux bâtiments, à l'emploi...
  • - simplifier l'accès aux droits, en créant dans chaque département des "maisons des personnes handicapées".

 

Ou en sommes nous 3 ans après ?

 Difficile de trouver des informations sur les effets pratiques de la mesure. Le rapport d'activité de la CNSA est disponible http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000844/0000.pdf

 On y découvre que la contribution de solidarité représente environ 15% du budget de cette caisse et que les besoins sont importants.

 Mais sans doute serait-il plus utile que le citoyen soit informé de cas concrets de ce qui est fait à l'aide de cette contribution ?  Car d'une manière générale, il a compris le but solidaire de cette mesure et son enjeu. Les quelques chiffres suivants montrent l'importance du problème

  

 

 

 

§        -  800 000 personnes âgées touchent l'Allocation Personnalisée d'Autonomie

3,6 millions de personnes âgées de plus de 75 ans soit 8,7 % de la population

1 million de personnes âgées de plus de 85 ans 

à 80 ans, 9 personnes sur 10 vivent à domicile

Dès 2010 les plus de 60 ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans

En 2020, 2 millions de personnes auront plus de 80 ans

 

§         -  730 000 personnes touchent l'Allocation pour Adulte Handicapé

100 000 personnes touchent l'Allocation Compensatrice Tierce Personne

600 000 personnes sont porteuses d'appareils auditifs

217 000 personnes ont une cécité partielle ou complète

215 000 personnes vivant à domicile se déplacent en fauteuil roulant

 §         - 1,2 million de personnes de plus de 16 ans déclarent à la fois une ou plusieurs incapacités, une restriction d'activité et une reconnaissance d'un taux d'incapacité ou d'invalidité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par François - Publié dans : Dossiers
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