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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 08:49

Ouverture ou enrôlement

  

 

Le gouvernement Fillion est constitué. Peu de surprise, les noms circulaient déjà dans la presse depuis quelques jours. La surprise, si cela peut être qualifié de surprise, réside dans deux éléments :

  • La parité Homme-Femme
  • L’ouverture du gouvernement

La parité

Personne n’en attendait pas moins, en tout les cas, pas ceux qui ont soutenu l’idée de l’accession d’une femme à la présidence de la République Française. C’est une bonne chose car ce signe prend en compte l’évolution des mentalités qui est en marche. On peut espérer que ce signe soit un exemple pour amplifier le mouvement du respect de la parité, partout où cela est possible, dans les entreprises où les freins à l’embauche de femmes et à la reconnaissance de leur travail par une rémunération égale aux hommes (à poste et compétences équivalentes) restent forts ; mais aussi à l’assemblée nationale (il va falloir encore attendre des années !), au sénat, dans les conseils municipaux …

L’ouverture du gouvernement

L’arrivée d’une personne aussi médiatique que Bernard Kouchner au quai d’Orsay fait couler beaucoup d’encre. Certains y voient une traîtrise de la part d’un homme de Gauche, d’autres y voient une ouverture, d’autres encore y voient un reniement de Nicolas Sarkozy par rapport à son programme d’une droite ferme.

Je n’y voie rien de cela. A mon sens, c’est pire.

Que Bernard Kouchner ou Martin Hirsch aient chacun fait un choix d’ambitions personnelles est une chose acquise. On peut le regretter, mais la politique est animée par les ambitions de chacun. Je ne crois pas que leur démarche soit une trahison vis à vis de leurs idées. Ils les porteront, ou tenteront de le faire ; et sans doute ont-ils estimé qu’un espace était ouvert pour exercer leurs talents et imposer leurs idées dans les domaines qu’ils connaissent.

  

Mais le pire est bien  que ces venues ont été proposé par Nicolas Sarkozy. Au nom de la modernisation de la vie politique, le président ouvre son gouvernement. Il n’y a aucune justification à cela. Un vote démocratique a eu lieu. Une majorité s’est nettement dégagée après une campagne axée sur des idées et des visions singulièrement différentes de la France. En somme, la situation n’est pas celle d’un état d’union nationale, d’urgence de reconstruction. Si un gouvernement d’ouverture avait du être constitué, c’était en 2002 après le 21 Avril et ce sursaut démocratique qui plébiscita la démocratie au second tour.

 

 

La manœuvre de Nicolas Sarkozy  ressemble à de fausses conciliations, à un air de « Tout est possible », même casser les fondements de la démocratie et de l’exercice du pouvoir : et là c’est dangereux.

C’est un enrôlement de personnalités dans une fausse démarche d’ouverture. C’est une façon de bafouer la démocratie et le résultat des urnes au nom d’une ouverture gadget. C’est un acte destructeur de repères, de clivages politique et d’idées. Matignon n’est pas le Loft, où les acteurs sont ami-ami. Ces méthodes ressemblent à des méthodes  qui gomment progressivement les repères qui balisent la vie des individus pour ainsi les contrôler et les manipuler. Peut-être que Nicolas Sarkozy a été conseillé par son ami Tom Cruise dont l'appartenance à une certaine organisation aux méthodes d'enrolement douteuses est de notoriété publique.

  

E Pleynel a déclaré « Avec Nicolas Sarkozy, on n’est pas au bout de nos peines, dans tous les sens du terme ». Il a bien raison !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par François - Publié dans : Le petit Nicolas
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 12:34
Promouvoir à tout prix l'accession à la propriété de la classe moyenne (comme le souhaite N Sarkozy), pourrait avoir des effets désastreux. Cette politique est directement calquée sur celle de Bush qui a provoqué des dégâts importants aux Etats-Unis. L'article de Télérama montre à quel point les ménages américains sont dans une situation financière dépendante des organismes de crédit et que le système financier mis en place pourrait s'effondrer. Souhaitons que la politique du logement en France ne prenne pas la même voie.
 
TÉLÉRAMA
LE DÉCLIN D'UN EMPIRE
L’economie américaine va-t-elle s'effondrer ? 

La prospérité apparente des Etats-Unis ne masque plus la montée de l'endettement du pays et des ménages. Des chercheurs s'inquiètent de la chute possible de la première économie du monde.

 

 

 

 

 

Don't let the Jones get you down, ne laissez pas les Jones vous enfoncer, chantaient les Temptations en 1969. Plus précisément : ne cherchez plus à rivaliser avec vos voisins, ça fout votre vie en l'air, entre factures, tranquillisants, endettement... Qua­rante ans plus tard, les Jones sont en pleine forme : un mini-truck Nissan trône probablement devant la maison qu'ils ont achetée à crédit à l'orée du XXIe siècle et dont la valeur a augmenté de 40 % en quel­ques années. Citoyens types de la middle class américaine, les Jones sont d'autant plus confiants qu'ils vivent en Californie, dans ce que le prospectiviste français Jacques At­tali appelle le « neuvième coeur de l'ordre marchand»: Los Angeles a pris le relais de Bruges, Venise, Ams­terdam, Londres, New York.

 

 

Cela s'est joué sur dix ans : en 1971, une nouvelle entreprise, Intel, a mis sur le marché le microprocesseur; en 1976, le jeune Steve Jobs a créé l'Apple I, ordinateur individuel ; en 1979, des étudiants ont utilisé le réseau Arpanet de l'armée américaine pour échanger des données entre ordinateurs. On connaît la suite : les entreprises de logiciels - Microsoft, AOL, Oracle, Google - sont toutes californiennes. L'activité sur le Web constitue 10 % du profit mondial. Internet accélère aussi le dévelop­pement de la finance, qui supplante l'économie réelle : les transactions financières internationales repré­sentent désormais quatre-vingts fois le volume du commerce mondial !

 

 

Résultat : entre 1980 et 2000, pen­dant que l'Europe crée dix millions d'emplois, l'Amérique en crée qua­rante millions ! Et aujourd'hui, le niveau de vie des Américains est su­périeur de 30 % à celui des Européens. A ceux qui seraient tentés d'y voir les miracles de l'« ultralibéra­lisme », le consultant français Alain Villemeur rappelle que si main invisible il y a, ce n'est pas celle du marché, mais celle d'un Etat omni­présent. Dès 1982, le Small Business Act vise à assurer aux PME une part des marchés publics. Dix ans plus tard, Bill Clinton met en place l'in­formatisation de l'administration. « L'Etat intervient tous azimuts, rap­pelle Alain Villemeur, pour obliger les universités et les entreprises à col­laborer, pour orienter les recherches sur les sujets d'avenir, pour soutenir fortement le déploiement des nou­velles technologies, pour refuser une OPA jugée contraire aux intérêts américains. »

 

 

Mais alors, en prédisant en 2003, dans Après l'empire, la « décomposition du système américain », Emmanuel Todd aurait-il eu tout faux ? Rappelons sa thèse : en 1945, l’hégémonie américaine, d'abord bénéfique avec le plan Marshall, s'est installée avec l'accord d'une bonne partie du monde. Mais, obnubilés par leur lutte contre le commu­nisme, les Etats-Unis ont ouvert leur marché aux produits européens et japonais, sacrifiant de larges pans de leur industrie. La globalisation a fait le reste. Entre 1990 et 2000, le déficit commercial américain est passé de 100 à 450 milliards de dol­lars. Le monde produit pour que l'Amérique consomme. Pourquoi, dans ces conditions, le dollar ne s'ef­fondre-t-il pas ? Parce que l'argent du monde continue d'accourir vers les Etats-Unis, avance Emmanuel Todd. L'activité financière y est telle qu'« elle se suffit à elle-même », le profit peut y croître, « déconnecté de la sphère de la production réelle ».

 

 

N'empêche, pour l'auteur d'Après l'empire, la messe est dite : « Qu'est-ce que cette économie dans laquelle les services financiers, l'assurance et l'immobilier ont progressé deux fois plus vite que l'industrie entre 1994 et 2000 ? » Les services comptabilisés dans le PNB américain, sans valeur d'échange sur les marchés interna­tionaux, sont « lourdement suresti­més ». Conclusion : « Nous ne savons pas encore comment, et à quel rythme, les investisseurs européens, japonais et autres seront plumés, mais ils le seront. Le plus vraisemblable est une panique boursière d'une ampleur ja­mais vue suivie d'un effondrement du dollar, enchaînement qui aurait pour effet de mettre un terme au statut "impérial" des Etats-Unis. »

 

 

Cinq ans plus tard, la prédiction d'Emmanuel Todd ne s'est pas réa­lisée. Mais la situation financière de l'Amérique s'est encore aggravée, à cause d'un facteur que Todd n'avait pas prévu - l'émergence de la Chine - et de l'emballement du marché immobilier. Quel rapport entre les deux ? C'est justement ce que nous révèle, dans un fascinant ouvrage, l'anthropologue belge Paul Jorion, installé en Californie, où il est devenu spécialiste du crédit... Revenons aux Jones, puisque c'est d'eux, ces citoyens de la classe moyenne, que parle Paul Jorion. Comme les deux tiers des ménages (contre 40 % en 1945), les Jones sont devenus récemment propriétaires de leur maison. Enfin, pas vraiment : ils ont emprunté 80 % du prix et se sont tournés vers Fannie Mae, orga­nisme semi-gouvernemental qui a hypothéqué leurs murs. Fannie Mae, deuxième entreprise du pays, et son petit frère, Freddie Mac, garantissent à eux seuls pour 4 000 milliards de prêts immobiliers !

 

 

Comme tous leurs compatriotes, les Jones sont affublés depuis 1989 d'une cote de crédit, la « cote Fico », qui situe chaque consommateur en fonction de ses revenus et de son passé d'emprunteur - dettes, retards de paiement, saisies. Par chance, les Jones ont une bonne cote et ont donc obtenu un bon taux. Pour l'heure, on ne leur demande que de verser les intérêts, ils rembourse­ront le capital plus tard... Et comme ils n'ont pas d'économies, la banque leur a proposé un prêt à la consom­mation pour acheter leur Nissan en gageant le « capital captif dans les murs », c'est-à-dire leurs 20 % d'ap­port. La maison se retrouve ainsi entièrement hypothéquée, mais les Jones vont pouvoir l'équiper en mo­bilier chinois ! D'autant qu'on leur a aussi proposé en 2006, à côté de leur carte de crédit classique, une carte au taux moins élevé, mais ga­gée elle aussi sur la maison...

 

 

Bref, les Jones ont beaucoup plus de chance que les Sanchez. Eux, comme la plupart des Noirs et des Hispaniques, ont une mauvaise cote Fico et n'ont pu obtenir qu'un contrat « sub-prime », à un très mau­vais taux, mais sur... 125 % du prix de leur maison. Ils ont donc un « ca­pital propre captif négatif » ! C'est-à-dire une montagne de dettes.

 

 

Ainsi va l'Amérique de Bush :1 % de la population détient un tiers de la richesse du pays, cette infime proportion ayant bénéficié de la moitié de la richesse créée de 1990 à 2006. Les 50 % les moins riches n'en détiennent que 2,8 % : c'est pourtant ces gens-là que le gouvernement Bush a voulu rendre propriétaires, contribuant ainsi massivement à leur précarité. Insolvables, ils sont la proie de compagnies qui tirent parti de leur dénuement :900 000 sai­sies ont été effectuées l'an dernier.

 

 

Pendant ce temps, Freddie Mac a « empaqueté » les milliers de prêts hypothécaires de ces dernières années sous forme d'obligations, lesquelles sont à l'origine d'un nouveau marché financier, coté en Bourse. Et qui achète ces obligations ? Les Chinois, qui, non contents de soute­nir la dette du gouvernement amé­ricain en achetant les bons du Tré­sor, financent désormais de façon massive l'immobilier résidentiel. Pourquoi? « La Chine a encore be­soin de la locomotive que constitue la consommation des ménages améri­cains », répond Paul Jorion. Lesquels ménages ont une dette moyenne égale à 120 % de leur re­venu annuel. A ce niveau de suren­dettement, toute hausse des taux d'intérêt exposerait la moitié de l'Amérique à des difficultés finan­cières très sérieuses.

 

 

Dans son livre, écrit avant l'accélération de la crise immobilière, avant l'effritement du dollar et avant la montée des tensions sino-améri­caines, Paul Jorion cite Jeffrey A. Frankel, professeur à Harvard : « Quand les Orientaux se retireront de nos marchés, les Américains décou­vriront que les taux d'intérêt grim­pent et que la valeur des actifs (valeurs boursières, logements, sociétés) baisse. ' Lorsque d'autres pays ont subi des cri‑ses de ce type, leurs populations ont été prises de panique. » Pour Attali, la fin de l'empire américain ne se pro­duira «pas avant 2025». Mais les phénomènes qu'il décrit - désin­dustrialisation, hypertrophie de la finance, autonomisation d'Internet, crise écologique - semblent déjà bien amorcés. L'Amérique, rappelle

 

 

Emmanuel Todd, « s'est toujours dé­veloppée en épuisant ses sols, en gas­pillant son pétrole, en cherchant à l'extérieur les hommes dont elle avait besoin pour travailler ». Et en s'en­dettant... Une fois tournée la page désastreuse de l'ère Bush, saura-t-elle se sauver et engager à temp une indispensable révolution idéologique ? n VINCENT RÉMY

 

 

 

 

 

Vers la crise du capitalisme américain ? de Paul Jorion,éd. La Découverte, 254 p., 20 C.

 

 

Après l'empire, essai sur la décomposition du système américain, d'Emmanuel Todd, éd. Gallimard/ Folio, 6,60 €.

 

 

La Croissance américaine ou la main de l'Etat, d'Alain Villemeur, éd. du Seuil,150 p., 16 C.

 

 

Une brève histoire de l'avenir,

 

 

de Jacques Attali, éd. Fayard, 423 p.,20 €.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Par François - Publié dans : Articles de presse
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /Mai /2007 19:31

Hier, Lundi 14 mai, le Maire de Vanves organisait une réunion du quartier du plateau à l'école Marceau. Cette réunion a été l'occasion de faire le point sur l'avancement du chantier de réaménagement de la rue Jean Bleuzen soutenu et financé par le Conseil Général des Hauts dfe Seine.

Les perturbations pour les riverains sont fortes compte tenu de l'importance du chantier et du caractère axiale de la rue Jean Bleuzen pour entrer et sortir de Vanves. Vous trouverez ci-dessous un descriptif du chantier édité par le Conseil Général.
Mais notez dès à présent que la rue Jean Bleuzen sera intégralement fermée à la circulation du 8 au 14 ou 15 Août durant lequel l'enrobé de la chaussée sera posé. Aucune voiture ne pourra entrer ou sortir de cette rue. Attention à ne pas laisser sa voiture dans son garage avant de partir pour le WE du 15 Aout.
Sans doute serait-il souhaitable de prévenir les habitants de cette rue, par exemple par un courrier personnel.

Quant à la circulation de l'Avenue de Verdun (qui débouche sur la rue Jean Bleuzen), rien n'a encore été vraiment prévu pour la circulation dans cette rue entre le 8 et 14 Août (quel sens, quel statut (autorisé que pour les résidents ?)).

 

 

Par François - Publié dans : Vanves
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 20:14

Pour les élections législatives du 9 au 16 juin 2007, un nouveau candidat (du tout frais parti démocrate) vient de s'ajouter à la liste des candidats pour la Xieme circonscription (Vanves, Issy les moulineaux, Meudon, Boulogne) : Christophe Ginistry.

5 candidats sont donc en liste :

Faites votre choix. Le mien est déjà fait. Je soutiens Lucile Schmid.

Par François - Publié dans : Vanves
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 09:29

La fédération Française de Cardiologie organise les 12 et 13 mai 2007, la 32 ième édition des Parcours du coeur.

Marcher, Courir, faire du Roller, du vélo, nager, ... diminuent les risques d'accident cardiaque de 50%. La population visée est bien sûr les hommes et les femmes en pleine forme et dans la force de l'age : ces personnes actives et sédentaires qui ont oublié de pratiquer régulièrement une activité physique.

Cependant, l'enquête FFC - TNS Healthcare, menée en avril 2007, révèle que la majorité des Français pratique une activité physique deux fois par semaine. Un résultat plutôt encourageant, d'autant que les deux tiers d'entre eux généralisent cette lutte contre la sédentarité dans leur vie quotidienne : marcher plutôt que prendre la voiture ou les transports ou se promener plutôt que regarder la télé

A Paris, vous pouvez vous rendre sur le champ de Mars dimanche 13 Mai à partir de 9H.
Et plus d'informations, consultez le site
http://www.fedecardio.com/

Par François - Publié dans : Actualités nationales
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